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| VILLA
ARSON - CENTRE NATIONAL D’ART CONTEMPORAIN
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deux
expositions personnelles
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Stéphane Calais, Rachel
Khedoori ainsi qu'une exposition de photogrammes et de documents
autour de l'oeuvre cinématographique de
Jean-Marie Straub & Danièle
Huillet.
(pour télécharger les visuels,
il vous suffit de cliquer sur le nom des artistes nommé ci-dessus)
English version
Stéphane Calais
La pratique du dessin construit d'abord
un axe autour de quoi viennent s'articuler toutes les productions
de Stéphane Calais. Des croquis préparatoires
aux dessins muraux ou architectoniques, en passant par les
formats divers sur papier, l'acte de dessiner travaille
et façonne l'oeuvre en entier, l'agglomère
en un seul projet, indivisible, et qu'on ne saurait réduire
à la somme de ses parties. L'ironie qu'appuie le
trait calaisien et qui cerne chacune de ses images (à
tous les sens du terme et, par exemple, comme dans : "rendez-vous,
l'image, vous êtes cernée!"), empêche
les petits bouts de réel de fuir en vrac, de se dissiper
dans le ready-made ou l'à-propos maniériste,
mais signe aussi une espèce de nonchalance nietzschéenne
(celle de l'esprit libre, "entraîné à
se tenir sur les cordes les plus ténues"). Stéphane
Calais cite volontiers, pille parfois et opère, sur
le dos du modernisme, captations d'héritages et détournements
formels, sans pour autant faire de l'appropriation un dessein.
Ses oeuvres dialoguent les unes avec les autres en un ping-pong
séparatiste et virtuose où il ne s'agit pas
tant de croiser des références historiques
que de croiser le fer avec l'histoire elle-même et
ses revenants. Fourrière fouriériste, phalanstère
pictural, grappe scélérate à géométrie
variable, l'entreprise calaisienne est utopiste par vertu
et par nécessité, comme "la poche d'air
entre la glace et l'eau" : Stéphane Calais est
né en 1967 à Arras. Il vit à Paris.
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Rachel
Khedoori
Les sculptures cinématographiques de Rachel Khedoori
(mais s'agit-il de cinéma sculptural ou d'installations
filmiques?) puisent leurs racines dans l'autobiographie
de l'artiste, et plus précisément dans son
auto-topographie elle s'attache, par exemple, à reconstituer
des lieux familiers, chargés de son propre vécu,
tels sa chambre (Untitled (Blue room) 1999) ou son atelier,
exéchoppe longue et étroite (qu'elle présente
ici, à la Villa Arson). D'un autre côté,
ses images et ambiances empruntent aussi à l'industrie
du divertissement de masse beaucoup de ses formes, de ses
sites ou traitements de l'espace. Ainsi, toujours pour son
exposition dans la galerie carrée de la Villa Arson,
l'artiste a été filmer à Bronson Canyon
(Griffith Park, LA) un tunnel souvent utilisé par
le passé comme décor naturel de nombreuses
productions cinématographiques et télévisées.
Mais au final, l'espace du cinéma chez Rachel Khedoori,
c'est tout autant l'espace représenté-filmé-sculpté
que l'espace remis sur le tapis de la représentation.
Ses installations impliquent en effet le spectateur dans
un processus de vision complexe, l'entraînant bien
au-delà des routines confortables de la passivité.
Confronté à la machinerie, à l'envers
du décor, le spectateur prend alors part à
l'illusion cinématographique parle biais, devenant
rouage conscient de la machine, bobine supplémentaire.
Rachel Khedoori est née en 1964 à Sydney.
Elle vit à Los Angeles. |
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Jean-Marie
Straub et Danièle Huillet
Depuis les années soixante, le cinéma intransigeant
de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet constitue un
champ de résistance atypique, d'engagement irrémédiable
et de parole combattante. Les deux cinéastes, par une
lecture attentive et vigilante du passé, s'attachent
à mettre en lumière, film après film,
comment et pourquoi "il y a de l'insupportable à
vivre maintenant": Chacun de leurs films est un ouvrage
complexe et lucide, tissé de l'histoire des hommes,
des idées, des rapports sociaux et économiques,
et surtout intensément connecté avec le reste
de l'oeuvre. Dès lors, isoler des photogrammes de cet
ensemble cinématographique et les présenter
comme des images autonomes pourrait sembler paradoxal, s'il
n'y avait cette évidence lumineuse du cadrage straubien,
qui "porte le temps': "s'inscrit dans la durée
de l'image" et "permet l'inscription d'une expérience
unique[...] dans un lieu dont l'analogie première
est le cadre de la peinture" Loin d'être un supplément
documentaire au travail des Straub, cette exposition tâche
d'en proposer une approche perpendiculaire et neuve. On pourra
constater ainsi combien chaque image contient en germe et
comme une métonymie tout le film dont elle provient.
Cette exposition est une proposition de l'association Des
films et leurs sites. Commissaires : Servane Zanotti, Pascal
Kern et Jean-Louis Raymond. Jean-Marie Straub est né
en 1933 à Metz.
Danièle Huillet est née en 1936 à Paris.
Ils vivent à Rome et à Paris.
Autour de l¹exposition
Jean-Marie Straub et Danièle Huillet
Espace Magnan, 31 rue Louis de Coppet,
Nice
Les Inaperçus : Les Straubs au cinéma Jean Vigo,
du 11 au 17 février 2004.
Projections organisées et présentées
par Philippe Lafosse
Toute révolution est un coup de dés, puis Othon,
suivi d¹un débat, mercredi 11 février à
18h.
La Mort d¹Empédocle, suivi d¹un débat,
jeudi 12 février à 17h
Amerika/Rapports de classe, suivi d¹un débat avec
Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, en présence
de Bruno Tackels, vendredi 13 février à 19h.
Moïse et Aaron, suivi d¹un débat avec Jean-Marie
Straub et Danièle Huillet, en présence de Jean-Charles
Fitoussi, samedi 14 février à 19h30 Sicilia
! suivi d¹un débat avec Jean-Marie Straub, Danièle
Huillet et Hervé Joubert-Laurencin, dimanche 15 février
à 15h Ouvriers, paysans, suivi d¹une conférence
de Jacques Rancière autour du thème : politique
et esthétique à travers les Straubs, lundi 16
février à 19h30
Cinéma le Mercury, 16 place Garibaldi, Nice
Le Retour du fils prodigue. Humiliés, du 4 au 10 février
Le film sera suivi d¹un débat avec Philippe Lafosse,
lundi 9 février à 20h30
Les Visiteurs du soir, salle des fêtes, espace de la
Vignasse, Valbonne
Chronique d¹Anna Magdalena Bach, le 23 février
à 20h30
Le Retour du fils prodigue. Humiliés, le 15 mars à
20h30
Cinéma le Rialto, 4 rue Rivoli, Nice
Du jour au lendemain, puis Lothringen, les 10, 12, 14 et 16
mars à 18h Antigone, les 11, 13 et 15 mars à
18h |
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| Ce
projet est réalisé avec le soutien de la Délégation
aux Arts Plastiques, de la Drac Paca (Ministère de
la Culture), du Conseil Général des Alpes-Maritimes,
du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte dAzur,de
la ville de Nice, de la ville de Beaucaire et du Hi-hôtel
à Nice. |
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| Jean-Claude
Chedal, directeur général |
Laurence
Gateau,
Directrice du Centre National d'Art Comtemporain
et Commissaire des expositions |
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Maxime Matray, attaché d'édition
Régisseur : Patrick Auboin
Eric Grandbarbe, assistant
Anne Ginesy, secrétaire
Christelle Alin, responsable du service des publics
Jean-Guy Cuomo, enseignant chargé de mission
Contact presse :
Camille Courtinat
[email]
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