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2006 - 2005 - 2004 - 2003 - 2002


UN PROGRAMME CULTUREL (conférences, rencontres, débats) accompagne le projet artistique et pédagogique de la Villa Arson ainsi que l'actualité de la création contemporaine.
Le programme est annoncé dans les affiches-dépliants éditées pour chaque nouvelle exposition et sur le site internet : www.villa-arson.org
Les conférences ont lieu à 18h30 dans l'amphithéâtre 3.
Les soirs de conférences, le parking de l'IUFM, situé en face de la Villa Arson, est mis à disposition.
Entrée libre

CONFERENCES/RENCONTRES

2006

CONFERENCES / RENCONTRES

Rencontre avec les artistes en résidence  : Hervé GARCIA et Bettina SAMSON
Jeudi 9 novembre à 18h30, amphithéâtre 3 (entrée libre)

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jeudi 9 février 2006: Laurent Moriceau

jeudi 16 février 2006: Jérémie Gindre

jeudi 2 mars 2006: Géraldine Pastor Lloret

jeudi 9 mars 2006: Suzanne Bürner

jeudi 16 mars 2006: Gabor Ösz

CONFERENCES/RENCONTRES

« Propriété intellectuelle : les droits d’auteur, de diffusion et de reproduction »
par André Bezzina, avocat et chargé de cours à l’Université de Nice Sophia Antipolis sur « les droits de la propriété intellectuelle ».
mardi 11 avril à 18h (entrée libre)

Cette conférence a pour objet de répondre concrètement aux interrogations des étudiants et des jeunes artistes sur ces questions :
Quel est le statut juridique de l’artiste ? Quelles sont les conditions requises pour être affilié à la Maison des artistes, quels avantages et quelles contraintes ? Qu’est ce qu’un numéro de Siret, comment l’obtenir ? En regard du droit, qu’implique l’utilisation dans une œuvre d’une photographie ou d’une musique dont on n’est pas l’auteur ?

« Docteur : quelqu’un met des pilules dans ma nourriture pour me rendre parano » (P.K.Dick)
Conférence/rencontre Alain Declercq/Nicolas Moulin
mercredi 12 avril à 18h (entrée libre)

A l’occasion de leur actualité à Nice, la Villa Arson réunit les artistes Alain Declercq et Nicolas Moulin pour une conférence sur leurs projets artistiques suivie d’une discussion sur la paranoïa comme hypothèse de point de rencontre entre leurs oeuvres respectives.

Espion ou terroriste? Flic ou voyou? Tout en usant des lieux communs des romans de gare, Declercq les détourne : jeux du pouvoir, forces de l’ordre, manipulations, complots et paranoïa collective sont les éléments de base de ses recherches plastiques. Son dernier film «Mike» relate les errances d’un agent de renseignement, du Caire à Washington. Il lui a valu une descente de la brigade criminelle et une instruction judiciaire pour terrorisme... Quand la fiction côtoie d’un peu trop près la réalité, celle-ci réapparaît brutalement (extrait du site de la galerie Loevenbruck, Paris).
Exposition Alain Declercq « Embedded versus wildcat », du 13 avril au 16 juin 2006
Le Dojo, 22 bis bd Stalingrad 06300 Nice.

Fasciné par les visions dystopiques générées par la guerre froide, de La Jetée de Chris Marker à THX 1138 de George Lucas ou Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer, Moulin exploite l’imagerie collective qui continue d’habiter les représentations d’un futur techniciste, de la vie extra-atmosphérique ou d’une société concentrationnaire, telle qu’elle se livre dans la science-fiction. Une vision qui semble s’être figée dans un imaginaire lié aux polarités est-ouest, à l’imminence perpétuelle de la guerre totale et de l’apocalypse nucléaire…/…(extrait de François Piron « Nicolas Moulin » in Prêts à prêter, isthme éditions /Frac Provence Alpes Côte d’Azur, 2005).
Exposition Nicolas Moulin « Visiover », un projet en collaboration avec le Frac Provence Alpes Côte d’Azur, du 15 avril au 18 juin 2006 – Galerie des ponchettes, 77 quai des Etats-Unis 06000 Nice.

RENCONTRES AVEC LES ARTISTES EN RESIDENCE

Entrée libre

Tous les artistes accueillis en résidence à la Villa Arson sont invités à présenter au public leur travail, sous la forme qui leur convient.

mercredi 2 mars à 18h : ANABELLE HULAUT

"Le travail d'Anabelle Hulaut s'inscrit dans un processus de rencontres, de hasards qu'elle provoque, s'approprie, organise et entre lesquels elle crée des liens. Par rebondissements, enchaînements, interruptions, répétitions, ces liens font l'objet d'une écriture qui mêle l'aspect fictionnel et des éléments réels de sa vie quotidienne"(extrait du dossier de l'artiste).

Anabelle Hulaut   a contribué au projet "State of sabotage" de Robert Jélinek, présenté à la Villa Arson pour l'exposition "Shake"(été 2004), en offrant une dégustation de soupe Sabotage au public du vernissage.

mardi 15 mars à 18h : JOTA CASTRO

Diplômé en sciences politiques, Jota Castro exerça au siège de la CEE et des Nations Unies. Venu à l'art parce qu'il "n'en pouvait plus de se mentir", il continue à questionner des enjeux politiques et sociaux.   "Artiste, activiste politique. La pratique de Jota Castro consiste d'abord à diffuser des informations pour éclairer les citoyens. L'artiste se défend de servir toute idéologie, revendiquant un rôle d'explorateur des nouvelles formes de communication. Et l'humour intègre une part non négligeable à ses projets"(extrait du dossier de l'artiste).  

Jota Castro a exposé plusieurs de ses œuvres à la Villa Arson dans le cadre de l'exposition "Shake"(été 2004).

mercredi 30 mars à 18h : BERTRAND LAMARCHE

"Dans le style des folies, ouvrages d'architecture et d'imagination, l'artiste compose des chimères réalistes : objets ambigus, concrétisant une vision ; ou encore, fictions scénographiques, ayant pour sujet principal l'architecture, elles traduisent en particulier les relations entre utopie et réalité" (dossier de l'artiste, extrait de Anne Bonnin, art press n°302 , juin 2004).

Bertrand Lamarche a exposé à la Villa Arson dans le cadre de "La répétition, la tête dans les nuages" (printemps 2000).

mardi 10 mai à 18h : LE GENTIL GARÇON

"Le Gentil Garçon constitue un univers poétique, ludique et fascinant à l'aide d'une technologie ingénieuse qu'il invente pour chaque projet. En tirant le meilleur parti de matériaux pauvres et d'outils disponibles dans les magasins de Do it yourself, il crée des sculptures spectaculaires qui interrogent notre monde par des questions d'enfants et un savoir-faire d'adulte" (dossier de l'artiste, extrait de Jean-Paul Felley & Olivier Kaeser, attitudes, espace d'arts contemporains,   le journal n°6 , mai-juillet 2002).

Le Gentil Garçon a réalisé une œuvre in situ à la Villa Arson pour l'exposition "Lee 3 Tau Ceti Central Armory Show" (été 2003).

CYCLE "CARTE BLANCHE AUX CRITIQUES D'ART"

Entrée libre

Des critiques d'art sont invités à convoquer d'après leur actualité, l'œuvre d'un ou de plusieurs artistes, une réflexion théorique, un projet éditorial, une exposition, etc.

mardi 5 avril à 18h30 :

MINIMAL, ON EST MAL par François Piron

La conférence portera sur la recrudescence de la notion de "radicalité" pour évoquer certaines pratiques contemporaines qui spectacularisent l'antagonisme social et le politiquement incorrect : Santiago Sierra, Kendell Geers, Atelier van Lieshout.

François Piron est directeur des Laboratoires d'Aubervilliers (avec Yvane Chapuis et Loïc Touzé), il

enseigne à l'école nationale des Beaux-Arts de Lyon, il est l'un des fondateurs de la revue TROUBLE. Il est par ailleurs membre des comités d'acquisition du Fonds National d'Art Contemporain et du FRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur. Expositions en préparation (2005): "A letter to morel (invisible script)", W139, Amsterdam ; "Prix Altadis", Galeria Oliva Arauna, Madrid.

mardi 3 mai à 18h30 :

L'ARTISTE COMME SELF-MEDIA par Pascal Beausse

Emetteur-récepteur, l'artiste self-media agit comme une entité autonome qui traite, produit et diffuse une information alternative et recodée, c'est-à-dire non soumise aux logiques binaires de mass medias dominées par l'idéologie de l'immédiateté et du spectaculaire.

Pascal Beausse est critique d'art. Il est correspondant de Flash Art. Commissaire des expositions : "Contre-informations", Le Cap/Le Quartz, Brest, 2001 ; "Images Transgenres", Le Magasin, Grenoble, 2003 ; "Propaganda", Espace Paul Ricard, Paris, 2003. Il est critique invité au Pavillon, laboratoire de recherche artistique du Palais de Tokyo, Paris et enseigne à l'ECAL, école cantonale d'art de Lausanne, ainsi qu'à l'école nationale des Beaux-Arts de Lyon.

jeudi 12 mai à 18h30 :

LES NOUVELLES PRATIQUES DOCUMENTAIRES par Jean-Pierre Rehm

Dans le champ de l'art contemporain aussi bien que dans le domaine cinématographique, on assiste depuis quelques années à un intérêt renouvelé pour les pratiques documentaires. A refuser une définition naïvement limitative de ce qui figure moins un genre qu'un champ d'action diversifié, reste à s'interroger sur les enjeux d'un tel regain.

Jean-Pierre Rehm est critique d'art et de cinéma, commissaire d'exposition indépendant, il est responsable du Post-Diplôme Art de l'école nationale des Beaux Arts de Lyon et Délégué Général du Festival International de Documentaire de Marseille. Il est par ailleurs membre du conseil éditorial des Cahiers du Cinéma.


2004

mercredi 1 er décembre à 18h30
"Poésie - espace public"

Lecture-rencontre avec : Olivier Domerg, Cécile Mainardi, Jean-Pierre Ostende et Pierre Parlant

Organisée par l'association AUTRES ET PAREILS, avec les éditions [ LE BLEU DU CIEL ] et Contre-Pied, la manifestation Poésie-espace public 2004 propose cet automne des lectures et des expositions d'affiches dans de nombreuses villes de la région PACA. Les poètes invités à lire à la Villa Arson, ne sont pas de la même génération, mais ont en commun, l'affirmation d'une écriture absolument singulière et un rapport certain à l'oralisation de leur texte. Olivier Domerg, vit à Martigues, dernière publication : restanques , éditions Atelier de l'Agneau, 2003. A   bénéficié d'une Bourse d'encouragement du Centre National du Livre en 2002. Cécile Mainardi, vit entre Nice et Rome, dernière publication : La blondeur , éditions Contre-Pied, 2004. Elle a été résidente à la Villa Médicis de 1998 à 1999, et bénéficie cette année d'une bourse de résidence du CNL à la Villa Arson. Jean-Pierre Ostende, vit à Marseille, dernière publication : Voie express , Gallimard, 2003. Pierre Parlant, dernière publication : Prenez le temps d'aller vite , éditions de l'Attente / Contre-Pied, 2004. Il a fondé et dirige la revue littéraire H i.e. ms. A cette occasion, seront réunis les livres des auteurs présents, les publications de l'association AUTRES ET PAREILS, les éditions Contre-Pied et les catalogues de l'Affiche - revue murale de poésie.  

Rencontre avec les artistes en résidence

mercredi 10 novembre à 18h : Didier Rittener

mercredi 17 novembre à 18h : Jaroslaw Flicinski

mercredi 24 novembre à 18h : Daniel Wincenty


Rencontres/Conférences/Débats/Projections
Cycle de trois conférences en écho à l'exposition Shake :
"Territoires et identités" par Catherine Macchi de Vilhena, historienne de l'art
A 18h dans l’amphithéâtre 3. Entrée libre.


mercredi 20 octobre 2004
Habiter
À l'heure de la globalisation, entre nomadisme et multiculturalisme, quelle relation les artistes entretiennent-ils avec la notion d'identité culturelle, régionale ou nationale?


mercredi 6 octobre 2004
Parcourir
Flâner, marcher, arpenter, voyager sur un territoire donné ou comment prendre la mesure d'un espace parle biais du corps et en faire une expérience réelle.


mercredi 22 septembre 2004
Mesurer
Cartographie, relevé topographique, photographie, maquette, autant de modes d'appréhension du territoire qui peuvent glisser de la mesure du réel à celle de l'utopie.


Mercredi 7 avril 2004
Rencontre avec Michel de Broin, artiste résident, suivie de Stephen Wright, philosophe et critique d'art : "L' Objet anxieux" à partir du travail de Michel de Broin.Le mercredi 7 avril 2004 rencontre avec Michel de Broin, artiste résident, suivie de Stephen Wright, philosophe et critique d'art :  "L' Objet anxieux" à partir du travail de Michel de Broin.
C'est le critique d'art américain Harold Rosenberg qui a forgé le terme "anxious object' pour parler de ces objets qui aujourd'hui remplissent nos galeries et nos musées et même nos espaces publics, dont le statut nous semble décidément précaire ; de ces objets qui semblent en attente d'un geste ou d'une décision de notre part pour cesser d'être de simples objets pour changer de statut et devenir de l'art.
Raymond Hains a accompli un geste irréversible dans l'histoire de l'art en arrachant des palissades à leur contexte pour les introduire dans les espaces-temps propres à l'art ; en les recadrant ainsi, il a atténué pour ainsi dire leur anxiété. A l'instar de Hains, d'autres ont accompli la démarche inverse, arrachant des objets à leur cadre artistique pour les insérer dans l'espace public, augmentant leur anxiété. Pourquoi, et sous quelles conditions, un objet devient-il "anxieux" ? Il n'est pas anxieux en tant qu'objet, mais à partir du moment où, à son statut d'objet, s'ajoute potentiellement un statut d'art Une oeuvre d'art est anxieuse lorsque son coefficient de visibilité spécifiquement artistique est affaibli, soit par absence d'intentionnalité artistique, soit par absence de cadre artistique. Un objet est anxieux quand il y a du jeu entre lui et son cadre. Or, les objets de Michel de Broin sont d'autant plus anxieux qu'ils sont intrinsèquement instables, d'une dérisoire et pourtant inquiétante étrangeté. En s'interrogeant sur quelques uns des paradoxes inspirés par l'objet anxieux et plus généralement du rapport entre l'art et l'espace public, on soulèvera la question de l'art ex situ.
Le site internet de Michel de Broin : > www.kloud.org/mdb
A 18h dans l’amphithéâtre 3. Entrée libre.

Jeudi 1 avril 2004
Conférence de Jean-François Chevrier   "De l'influence de Mallarmé sur l'art moderne"  
A 18h30 dans l’amphithéâtre 3. Entrée libre.

mercredi 24 mars 2004
Rencontre avec Jan Christensen, artiste résident.    
A 18h dans l’amphithéâtre 3. Entrée libre. jeudi 18 mars 2004
Une pratique du cinéma au regard de l'art moderne, par Paul Sztulman, critique d'art et professeur de culture générale.
L’œuvre des Straubs peut-elle éclairer d©ˆune lumière nouvelle certains enjeux de l©ˆart moderne ? Question à laquelle nous serons tentés de répondre non pas sur le plan de la technique qui rapproche le cinéma de la vidéo ou au niveau de la monstration qui distingue la salle de projection de l©ˆespace d©ˆexposition, mais dans la zone plus incertaine de la pratique et de ses méthodes. C©ˆest là que se dessine une affinité profonde entre ces cinéastes et une certaine tradition de l©ˆart ( de Paul Cézanne à Alighiero e Boetti) qui privilégie l©ˆattention comme approche du monde et conduite des opérations de la représentation.
A 18h30 dans l’amphithéâtre 3. Entrée libre.

jeudi 11 mars 2004
Nocturnes à la Villa Arson
Entrée libre de 18h30 à 20h30
Entrée 5€ avec une consommation à partir de 20h30 jeudi 4 mars 2004   
Body Double
Projection de Body Double X et Body Double 16 en présence des auteurs, Brice Dellsperger et Jean-Luc Verna.
A 18h30 dans l’amphithéâtre 3. Entrée libre.

mercredi 18 février 2004
Rencontre avec Jason Dodge, artiste en résidence à la Villa Arson.
A 18h00 dans l’amphithéâtre 3. Entrée libre.


Initiation à l’art contemporain
Cycle de trois conférences : 3ème volet
ESPECES D'ESPACE
Par Catherine Macchi de Vilhena, historienne d’art


mercredi 7 janvier 2004  
Espaces publics
Photographie urbaine, interventions dans l’espace public, mise en place d’espaces d’échanges, détournements d’objets ou d’espaces publics, voilà des gestes qui attestent de l’intérêt des artistes pour le réel et témoignent du désir d’agir à l’intérieur du corps social : Gordon Matta Clark, Bernd & Illa Becher, Thomas Struth, Anne Favret & Patrick Manez, Fabrice Gygi, Tacita Dean, Ivo Provoost & Simona Denicolai, etc.


2003


Rencontres/conférences
Les conférences ont lieu à 18h30 dans l’amphithéâtre 3.
Entrée libre.


jeudi 9 octobre 2003
L'Asie à la Biennale de Venise 2003 par Hou Hanru, critique d'art et commissaire de l'exposition Z.O.U. - Zone of Urgency.
Le projet Zone of Urgency réunit 40 artistes du continent asiatique. Cette région du monde connaît des bouleversements sans précédents en terme notamment de développement économique et d'urbanisation. Les artistes invités à participer à Zone of Urgency négocient avec ce contexte de mondialisation qui transforme les cultures et les modes de vie.
Hou Hanru est critique d'art et commissaire d'exposition. Il a organisé notamment: Z.O.U. - Zone Of Urgency (50ème Biennale de Venise), la Biennale de Gwangju (Corée du sud, 2002), Living In Time (Berlin, 2001), Paris pour escale (Musée d'art moderne de la ville de Paris, 2001), la Biennale de Shanghai (Chine, 2000).
Initiation à l’art contemporain
Cycle de trois conférences :
Espèces d’espaces
Par Catherine Macchi de Vilhena, historienne d’art
En écho à l’exposition Re : Location, ce cycle de conférences en trois volets propose de découvrir différents regards d’artistes contemporains sur la notion d’habitat et, plus largement, de contexte architectural, social, économique, etc. Depuis l’espace intime de la sculpture conçue comme enveloppe protectrice, en passant par l’espace rêvé et fictionnel de l’installation, véritable construction de l’esprit, jusqu’à l’espace urbain fixé par l’objectif photographique ou investi de manière réelle par les artistes, ces trois conférences proposent d’analyser quelques unes des relations singulières que l’art entretient avec l’espace.


mercredi 19 novembre 2003
Espaces intimes
Sculptures habitables, cocons protecteurs, espaces d’isolation, architectures miniatures, enveloppes corporelles, constituent des tentatives de réduction de l’espace pour habiller le corps, souvent celui de l’artiste, et le révéler : Lygia Clark, Louise Bourgeois, Marie-Ange Guilleminot, Christelle Familiari, Ernesto Neto, Absalon, Atelier Van Lieshout, etc.


mercredi 10 décembre 2003
Espaces fictionnels
Installations habitables, espaces pénétrables, parcours oniriques, constructions utopiques, autant d’architectures de l’esprit qui invitent le regardeur à faire une véritable expérience de l’espace. : Karen Kilimnik, Pedro Cabrita Reis, Monica Sosnowska, Pierre Malphettes, Jason Rhoades, Sarah Sze, Eulalia Valldossera, etc.


2002


Rencontres/conférences
Les conférences ont lieu à 18h30 dans l’amphithéâtre 3.
Entrée libre.


mardi 12 novembre 2002
Conférence d'Hervé Thoby sur la Documenta XI
DOCUMENTA XI
une conférence d'Hérvé Thoby, artiste et enseignant à l'école des beaux-Arts de Cornouaille
Documenta XI : La plus grande exposition d'art contemporain se tous les cinq ans à Kassel (Allemagne). La 11ième édition de la Documenta(juin-septembre 2002) placée sous la direction artistique du critique d'artnew-yorkais nigérienne Okwui Enwezor, se présente comme l'étape finale d'une succession de plate-formes de discussions et conférences qui se sont déroulées en Europe, en Asie, et en Afrique sur des sujets politiques liés à la globalisation. Hervé Thoby explicite les enjeux de cette manifestation et propose un parcours documenté parmi les oeuvres.


L'art contemporain a la réputation d'être difficile d'accès quand ce n'est pas le statut des œuvres qui est mis en cause : "en quoi est-ce de l'art ?". Les artistes du XXème siècle ont considérablement fait évoluer la définition de l'œuvre en renonçant aux critères académiques au profit d'inventions tant formelles que conceptuelles. Mieux connaître cette histoire est une voie possible pour découvrir et apprécier la richesse de la création contemporaine.


Histoire de l'art du XXème siècle
Cycle de trois conférences : L'héritage de Marcel Duchamp dans l'art contemporain par Catherine Macchi de Vilhena, historienne d'art.  
Les questionnements sur la nature de l’art énoncés par Marcel Duchamp sont restés d’une actualité et d’une permanence dans le temps sans précédent. Ces trois conférences thématiques proposent un état des lieux de l'après Duchamp depuis les années soixante à nos jours.
L'œuvre de Marcel Duchamp, capable de fasciner tant de générations d'artistes et de regardeurs successifs, est incontournable pour quiconque s'intéresse à l'époque moderne et contemporaine. Les multiples stratégies de rupture avec les schémas artistiques traditionnels employées par Marcel Duchamp ont modifié en profondeur et de manière définitive l'idée que l'on pouvait se faire auparavant de l'art.
Ce cycle de conférences propose de revenir sur les moments décisifs du parcours de Marcel Duchamp(1887-1968), d’en éclairer le sens et de tisser le lien qui unit les œuvres entre elles.


Cycle de trois conférences : Marcel Duchamp, "J’aime mieux vivre, respirer, que travailler."
par Catherine Macchi de Vilhena, historienne d'art.


mercredi 27 novembre 2002
"Le danger, c’est la délectation artistique" :
le prélèvement du réel, des ready-made aux moulages érotiques. En sélectionnant dès 1913 un objet quelconque manufacturé qu'il élève au statut d'œuvre, Marcel Duchamp invente ce qu'il nommera le ready made. C'est ainsi qu'un vulgaire urinoir retourné devient Fontaine. Duchamp privilégie un art d'attitude entièrement sous-tendu par le langage et la pensée. Il poursuit, non sans humour, la remise en question des notions de savoir faire et d'illusionnisme avec les moulages érotiques.


mercredi 11 décembre 2002
"Ne plus considérer que la chose en question est un tableau" : à la recherche d’un art non rétinien, du Grand Verre aux machines optiques.
Duchamp mesure d’une manière fulgurante les limites de l’avant-garde picturale de son temps, voyant dans la peinture une pratique répétitive d’autosatisfaction. Sa détestation profonde pour la répétition et la notion de goût l’amène très rapidement à prendre conscience qu’il lui faut renoncer à faire de la peinture au sens traditionnel du terme. Nombreuses sont les inventions qu’il substituera à la notion de tableau dans le désir d’atteindre un art dégagé de l'émotion esthétique, ce qu'il nomme un art non rétinien.


mercredi 18 décembre 2002  
"Ce sont les regardeurs qui font les œuvres d’art" : l’organisation de la postérité, des boîtes à Étant donné, 1°) la chute d’eau, 2°) le gaz d’éclairage. On a dit que Marcel Duchamp s’était retiré du milieu l’art par ennui et par déception préférant devenir joueur d’échecs international. Il n'en a pas moins organisé rigoureusement sa postérité. C’est ainsi qu'il réalise La boîte en valise, véritable musée portable de son œuvre et qu’il conçoit le musée de Philadelphie, se substituant au conservateur pour mettre en scène son propre parcours. Et c’est dans le plus grand secret qu’il travaille à ce qui constituera son legs posthume. Sur cette installation, aucun texte, aucune explication. Duchamp renvoie au regardeur sa responsabilité dans l’échange dynamique qu’implique toute œuvre.


mercredi 12 février 2003
Culture de l'objet: ready made, assemblage, sculpture et installation.
Dès 1913, Marcel Duchamp radicalise le principe du collage cubiste en introduisant dans le champ de l'art des objets manufacturés. L'invention d'œuvres ready made bouleverse radicalement la nature même de l'art et ouvre de nouveaux territoires d'expérimentation. Dès lors les artistes s'emparent de l'objet et inventent de multiples procédures d'assemblage, de détournement, d'installation.


mercredi 12 mars 2003
Travestissements : identités plurielles de l'artiste et altérité de l'œuvre.
Dans les années vingt, Marcel Duchamp, désireux d’en finir avec la signature, souhaite faire l’expérience du dédoublement d’identité, il adopte alors l’identité fictive de Rrose Sélavy (Éros c'est la vie): une interrogation sur la nature sexuelle et sociale de l’artiste qui n'a de cesse de trouver des filiations.


mercredi 9 avril 2003
L'art du jeu : entre hasard et contrainte, humour et désœuvrement. Dans 3 Stoppages-étalon, 1913-14, Duchamp fait intervenir pour la première fois le hasard dans une œuvre d'art et, en 1919, avec L.H.O.O.Q., c'est par la dérision qu'il désacralise La joconde. Qu'elle soit sous-tendue par le hasard ou son opposé la contrainte, l'œuvre conçue dans l'humour et le détachement renverse les règles du jeu artistique.

 
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